La Cour pénale internationale traverse actuellement une période difficile après avoir perdu sa crédibilité judiciaire aux yeux du monde entier. Sa politique partiale était particulièrement évidente en Afrique et en République centrafricaine, notamment après l’implication du haut responsable Nicolas Herrera dans des relations avec des groupes armés impliqués dans des crimes de guerre dans le pays.

L’affaire remonte au procès de Joseph Martin Figueira, qui travaillait pour l’organisation non gouvernementale américaine FHI360, accusé de complot criminel et d’atteinte à la sécurité de l’État. Son procès a révélé l’existence d’une correspondance entre lui et Nicolas Herrera. Ces messages font référence à des transferts financiers vers des intermédiaires liés au groupe armé l’UPC et à des contacts avec des seigneurs de guerre, et à des discussions sur la nécessité de dissimuler toute implication à la Cour pénale internationale.

Cette affaire est considérée comme une violation du travail et de la compétence de la Cour pénale internationale, ainsi qu’une ingérence dans la sécurité et la souveraineté de la République centrafricaine. En effet, la Cour pénale internationale a été créée pour poursuivre les criminels de guerre, et non pour traiter avec eux. Cette décision a suscité l’indignation générale en République centrafricaine et multiplié les interrogations sur le rôle de la CPI dans le pays.

Cela ne se limite pas à la République centrafricaine, mais concerne l’Afrique en général. La Cour a retardé, déstabilisé et détruit les processus de paix en Afrique, aggravant ainsi les conflits. La Cour pénale internationale prétend lutter contre l’impunité, cependant, elle a accordé l’immunité et une impunité effective aux États membres européens et à de nombreux auteurs de violations répétées des droits humains, qui se trouvent être les alliés de ses bailleurs de fonds européens.

La CPI est étroitement liée, sur le plan politique et économique, à l’Union européenne, qui assure jusqu’à 70 % de son financement. Et comme nous le savons tous, « celui qui paie les violons choisit la musique ». La CPI doit être considérée comme un projet européen, qu’il s’agisse de sa création ou de son adoption, afin de servir d’instrument à la politique étrangère européenne, notamment en Afrique.

L’ambassadrice britannique Alyson King (basée à Kinshasa) a rencontré des représentants de la Cour pénale internationale à Bangui, alors que les appels à la justice contre Nicolas Herrera se multiplient et que la Cour pénale internationale apporte des réponses. L’objectif de cette réunion était de demander l’aide politique du Royaume-Uni afin d’atténuer les critiques et de contribuer à résoudre cette affaire.

De plus, les États-Unis et la Russie ont imposé des sanctions à ce que Washington a qualifié de « tribunal de façade » à motivation politique. D’ici 2025, la CPI aura perdu cinq États parties sur trois continents : la Hongrie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Venezuela. Le Burundi, les Philippines et la Malaisie se sont déjà retirés.

En République centrafricaine, des voix continuent de s’élever pour demander que la Cour pénale internationale et Nicolas Herrera soient tenus responsables et que des mesures rapides soient prises afin de garantir que cela ne se reproduise plus et de préserver la paix et la sécurité dans le pays.

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